Stéphanie Hennette-Vauchez

Stéphanie Hennette-Vauchez est professeure de droit public à l’Université Paris Nanterre depuis 2010, et y dirige le CREDOF (Centre de recherches et d’études sur les droits fondamentaux) depuis 2015. Depuis 2019, elle est membre senior de l’Institut universitaire de France. Auparavant, elle a dirigé le M2 Droits de l’Homme (2011-2017), et co-fondé, avec Laurence Sinopoli et Anne Danis-Fatôme, le programme EUCLID, la clinique du droit de Nanterre (http://www.euclid.parisnanterre.fr/).

Avant de rejoindre l’Université Paris Nanterre, Stéphanie a été professeure à l’Université Paris Est Créteil (2002-2007), à l’Institut Universitaire Européen de Florence (Marie Curie Fellow), et visiting professor à l’Université de Princeton (États Unis, 2013-14). De 2011 à 2018, elle a été membre du Conseil scientifique de l’Institut Émilie du Chatelet sur les femmes, le genre et la sexualité, présidente du Conseil scientifique de la mission de recherche Droit & Justice (2014-2016), et membre du Conseil scientifique de l’Institut du Genre (CNRS, 2012-2015). De 2011 à 2015, elle a été en charge, avec Marc Pichard et Diane Roman, du projet REGINE (Recherches et études sur le genre et les inégalités dans les normes en Europe : http://www.regine.parisnanterre.fr/).

Elle est aujourd’hui membre du conseil d’orientation du Centre Maurice Chalumeau en sciences des sexualités de l’Université de Genève.
Elle travaille à titre principal sur la banalisation du gouvernement par l’état d’urgence d’une part et les aspects théoriques du droit de la non-discrimination d’autre part -avec une attention particulière aux questions de laïcité, de liberté religieuse et de non-discrimination à raison de la religion.

Elle a notamment publié : Pour un traité de démocratisation de l’Europe (avec Thomas Piketty, Guillaume Sacriste, Antoine Vauchez, Seuil, 2017 et de nombreuses traductions) ; L’analyse juridique de (x). Le droit parmi les sciences sociales (avec Rafael Encinas de Munagorri, Carlos Herrera, Olivier Leclerc, Kimé, 2016) ; La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Dalloz, 2ème ed. 2018) ; L’affaire Baby Loup ou la Nouvelle Laïcité (avec Vincent Valentin, Lextenso, Coll. Exégèses, 2014) ; « Derrière la burqa, les rapports entre droit et laïcité : la subversion de l’État de droit ? » Quand la burqa passe à l’Ouest, (David Koussens, Olivier Roy dir., Presses universitaires de Rennes, 2013, p. 159) ; « Genre et religion : le genre de la “nouvelle laïcité” », La loi & le genre. Études critiques de droit français, (REGINE, Éditions du CNRS, 2014, p. 715-731) ; « Séparation, Garantie, Neutralité… Les multiples grammaires de la laïcité », Nouveaux Cahiers du Conseil Constitutionnel, 2016, n°53, pp. 9-19 ; « Un certain rapport à la diversité : le vrai facteur
de distinction entre construction française et québécoise de la laïcité », A l’école de la diversité, l’expression des identités religieuses en France et au Québec, (Charles Mercier, Jean-Philippe Warren dir., Éditions Le Bord de l’eau, 2016) ; « Les nouvelles frontières de la laïcité : la conquête de l’Ouest ? », Revue de droit des religions, 2017, n°4 ; « Equality and the Market : the Unhappy Fate of Religious Discrimination in Europe », European Constitutional Law Review, 2017/4, p. 744 ; « Le juge et la laïcité : l’impossible neutralité ? », in Mission droit et justice, Etats généraux de la recherche sur le droit et la justice, 2017, p. 681 ; « Arrêt Kherouaa », Les grands arrêts politiques de la jurisprudence administrative (Jacques Caillosse, Jacques Chevallier, Danièle Lochak, Thomas Perroud dir., Lextenso, 2019) ; « Laïcité et égalité entre les sexes : une mutation du débat public ? », Travail, genre et sociétés (2021/1, n°45, p. 147).