Si la religion contribue incontestablement à façonner l’identité, sa prise en compte par le droit au titre d’élément de l’identité est devenue problématique, nonobstant l’existence de garde-fous vigoureux tels que la liberté de religion ou le principe de non-discrimination. En effet, la situation à l’égard de la reconnaissance juridique de la religion comme élément de l’identité s’est tendue alors même que la jurisprudence européenne insiste sur la part contributive de la religion dans la constitution de l’identité. L’identité est inséparable de l’altérité dont elle tire sa légitimité mais avec laquelle elle entretient une relation ambiguë, parfois même déconcertante, lorsque l’on observe sa traduction juridique. Se bousculant l’une l’autre, les deux notions n’en arrivent-elles pas à se neutraliser ?
Article scientifique
Un singulier pluriel : réflexions autour de l’appréhension juridique de l’identité religieuse
Publié le 01/01/2020 par Revue du droit des religions
Avec Vincente Fortier
Publié le 01/01/2020
Par Revue du droit des religions
Avec Vincente Fortier